Ne plus être influencé/e par ce que pensent les autres

Publié le par Madeleine Moreau

Et moi, qu’est-ce que je pense ?

C’est bien plus courant que l’on pense, nous sommes très souvent influencé/e par la manière de penser des personnes qui nous entourent.

        Nous leur accordons du crédit : Elles en savent plus que nous sur le sujet …

        Nous pensons qu’elles sont expérimentées : Elles fréquentent et/ou côtoient le milieu …

        Nous croyons que si elles en parlent, elles connaissent la situation : Elles sont convaincantes dans leurs propos …

        Nous les voyons comme faisant partie de l’élite : Elles impriment en nous un modèle d’autorité …

Il n’en faut pas plus pour devenir influençable, pour ne pas chercher plus loin que le bout de notre nez une adéquation ou une inadéquation de leurs propos en nous.

Dans le langage courant, nous pourrions dire : « Il, elle, serait capable de nous faire avaler des couleuvres ! »

Il est possible de vivre en étant par moment : la personne qui est influencée et à d’autres moments celle qui a une influence sur les autres.

Il est aussi possible de vivre sans se sentir influencé/e ou sans cherchez à influencer l’autre.

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Et moi, qu’est-ce que je pense ?

 

C’est le secret pour sortir de la spirale de l’influence.

Le contenu de ce secret est très simple à comprendre. Il s’agit de ressentir les vibrations de votre sensibilité et le degré d’ondes positives ou négatives qui circulent en vous.

Quelques situations que vous pouvez vivre :

Il est question, ces derniers temps, du réchauffement climatique. Un sujet « brûlant », si je puis dire, surtout après le passage du typon le plus meurtrier de ces dernières années.

Relié aux vents tempétueux qui ont sévis dans de multiples régions Européenne, aux inondations ou aux incendies qui se sont produits ici ou là, le coupable est vite dénoncé : « Tout ça, c’est à cause du réchauffement climatique ! »

Ø Relisez la phrase dénonciatrice … c’est à cause … et portez votre attention sur les vibrations, les ondes de votre sensibilité.

Si vous pensez que … c’est à cause … votre vibration et les ondes qu’elle émet sera à 50 (sur une échelle de 100).

Si vous pensez que … ce n’est pas seulement à cause … votre vibration et les ondes qu’elle émet sera plus haute ou plus basse. Vous la sentirez positive ou négative.

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Dans 2 semaines, nous aurons des votations importantes sur la politique de la santé dans mon canton.

Les avis sont très partagés. Il apparaît que c’est la première fois qu’un diagnostic ne peut être posé avant le résultat.

Une politique de la santé … un thème très sensible … d’autant plus que cela fait des années que nous « jouons » au yoyo.

Plus la date approche, plus il y a de sollicitations pour découvrir ce que les autres pensent et vont voter … si ils vont voter … et ça devient plus compliqué de faire un choix.

Ø Et moi, qu’est-ce que je pense ?

A partir de ce que je connais de la situation, de ce que les médias disent, de ce que les autres me conseillent, qu’est-ce que je pense ?

Ma sensibilité vibre, elle émet des ondes … elle m’indique si je penche pour un oui ou pour un non. Elle peut aussi m’indiquer que je ne peux pas me prononcer, donc l’abstention est une solution, mais est-elle bonne ? Quelle vibration est-ce que je ressens alors ?

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J’ai de la chance de vivre dans un pays qui a un faible taux de chômage. C’est une réalité. Cependant, cette réalité n’est pas la même pour tout le monde.

Lorsque je suis en contact avec des personnes qui ne trouvent pas de travail, qui n’ont plus droit au chômage et qui n’ont comme alternative que de s’inscrire aux services sociaux, je suis en lien direct avec leur colère, leurs ressentiments, leur mécontentement vis-à-vis des patrons qui engagent des frontaliers et refusent des ouvriers suisse.

« C’est injuste » - « Les autorités ne font rien pour nous » - « Il faut fermer les frontières » - « Le travail devrait d’abord être pour nous et les étrangers n’ont qu’à retourner dans leurs pays » …

De multiples polémiques naissent.

Ø Et moi, qu’est-ce que je pense ?

Qu’est-ce que je pense, surtout que j’ai un travail …

Qu’est-ce que je pense de la situation, comment je la vois, comment je me l’explique ?

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Je rétrécis encore le cercle pour regarder certaines situations de la vie quotidienne.

Nos dialogues entre amis, en couple, en famille …

Il y a toujours une personne pour dire « tout haut » ce qu’elle pense et qui s’attend à ce que les autres, autour d’elle, pensent comme elle.

Ø Le sensible prend alors une position importante : Me rallier à ce que pense l’autre pour ne pas provoquer d’étincelles … Dire ce que je pense et chercher à imposer ma pensée … Me taire et nourrir mon incompréhension, ma frustration …

Qu’est-ce que je pense, de ceci, de cela, du projet qui est soumis, de l’opinion qui semble faire l’humanité, du sujet … etc.

 

Avoir votre opinion, votre pensée, ne veut pas dire que vous devez obligatoirement la faire connaître

 

Si vous pensez autrement que l’autre, si vous avez une autre opinion, est-ce que vous devez le dire ?

Pas forcément … surtout si personne ne vous demande pas votre avis.

Il y aura toujours des avis contraires, des personnes qui ne pensent pas comme vous, des proches qui voient la vie autrement que vous.

C’est ce qui fait la diversité des courants de pensées.

Vous pouvez, par contre, dire que vous avez entendu la pensée de l’autre, que vous ne la partagez pas, que vous avez une autre opinion, que vous pensez autrement. Cela suffit bien souvent, à clore la discussion.

Dire tout ce qu’on pense n’est pas toujours la meilleure des choses.

Ressentir ce que je pense, c’est ce qui vous permet de rester en paix avec vous-même, de trouver votre propre tonalité, d’accueillir ce qui est, pour le moment, votre vérité.

Ce que vous pensez, en fait, est surtout – IMPORTANT POUR VOUS – parce que c’est ce qui vous rend VIVANT/E.

Si vous vous ralliez toujours à ce que pensent les autres, vous n’êtes pas vraiment vivant/e, une partie de vous ne s’affirme pas. Lorsque vous devez vous positionner, vous perdez pied, vous ne pouvez pas vous appuyer sur une confiance de fond.

Si vous vous laissez ressentir ce que vous pensez, vous laissez la vie traverser votre pensée. Il vous sera aussi plus facile de dire ce que vous pensez, sans chercher à convaincre, juste pour apporter votre tonalité qui est différente de l’autre.

 

En conclusion

 

Et moi, qu’est-ce que je pense ?

L’autre exprime sa vérité. C’est ce qu’il pense, ce qu’il croit, ce qu’il sait.

Vous n’avez peut-être pas la même vérité. Vous pensez différemment, vous  voyez les choses autrement, vous avez en votre possession des éléments ou des arguments que l’autre n’a pas.

Rassembler votre pensée en répondant à la question vous permettra d’être au clair avec vous-même.

Ce sera toujours ce à quoi vous pensez … au moment où vous vous posez la question … et votre pensée, votre croyance peut changer au fil des jours, des mois, des années.

Donc, ne faites pas de ce principe une règle que vous devriez appliquer en tout.

Souvenez-vous de ces moments où vous terminiez vos soirées en « refaisant » le monde … c’était super, non ?  - laissez une place à la spontanéité, au droit de dire ce qui vous fait vibrer (même si c’est des bêtises).

Par contre, lorsque vous sentez que vous entrez dans l’influence, quittez le cercle en vous posant la question : « Et moi, qu’est-ce que je pense ? »

Je vous souhaite une belle journée. A bientôt.


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