Opportunité ou difficulté ?

Publié le par processuscroissance.over-blog.com

 

Opportunité ou difficulté ?

 

Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. (Winston Churchill)

 

Il est des évènements dans notre vie où, quoi que nous fassions, il nous apparaît que cela ne pouvait être autrement, même si nous aurions souhaité que le contraire arrive !

De plus, ces évènements ont, à long ou à court terme, un impact dans notre vie. Ils nous apportent le bonheur ou la douleur, le bien-être ou la souffrance.

Tout n’est pas si catégorique, c’est vrai. Il y a des nuances importantes dans chaque situation et selon l’état d’esprit dans lequel nous sommes.

Je suis, personnellement, depuis plusieurs mois en traitement médical avec de nombreuses séances de physiothérapie. Mon physiothérapeute étant absent la semaine dernière, c’est une autre personne qui s’est occupée de moi. Elle me demandait, en parcourant mon dossier, comment je vivais cela. « Mais bien, je sais que ce sera long, mais il y a déjà des progrès » lui ai-je répondu.

« Et vous dites cela avec le sourire ! D’autres personnes seraient moins enthousiastes que vous. Vous semblez bien vivre la situation. »

« Oui, je vis bien la situation … le mieux que cela m’est possible en tous les cas. C’est vrai, il y a bien des choses que je souhaiterais faire ou vivre. Je suis limitée dans ce que je voudrais, j’ai du abandonné certains projets, du moins, pour le moment, l’évolution n’est pas rapide, je m’adapte à ce qui est. »

Ce moment d’échange a mis en relief mon côté optimiste. Je ne baisse pas les bras devant la difficulté. Je regarde ce que je peux faire, ce qui est en mon pouvoir, comment je peux la traverser, quelles sont les ressources disponibles dans lesquelles je peux puiser pour avancer. Et, chose importante à mes yeux, je ne me focalise pas sur ce que je ne peux pas ou plus faire !

Je n’ai pas pu m’occuper de mon jardin. Celui-ci est rempli de mauvaises herbes, mais les fleurs s’épanouissent quand même. Je n’ai pas eu mes propres salades, mais le voisin qui en avait trop m’a proposé d’aller me servir dans le sien lorsque j’en avais envie, il a cueilli ses framboises, m’a offert un grand saladier et même de la confiture. Un autre voisin m’a dit que je pouvais prendre oignons et fines herbes comme je voulais. Résultat en moi : un élan de gratitude et un merci pour ce que je reçois.

En parallèle, je regrettais par moments de n’avoir plus le temps de lire comme avant. Le repos « forcé » m’a donné l’opportunité de revivre ce plaisir. Des amies m’ont pourvu en lecture et là aussi, je me sens vivre une gratitude face à ce que la situation me permet de vivre.

C’est vrai, par moments, je râle, je rouspète, je m’impatiente. Je suis humaine après tout ! Cela ne change pas la situation ! Ce qui est, est …

Pour terminer, je dirais que je me vis un peu à l’image de ce conte venu d’Orient :

Il y avait, dans un village, un homme très pauvre qui avait un très beau cheval. Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours.

 

"Pour moi ce cheval n'est pas un animal, c'est un ami. Comment voulez-vous vendre un ami ?" demandait-il.

 

Un matin, il se rend à l'étable et le cheval n'est plus là.

 

Tous les villageois lui disent : "On te l'avait bien dit ! Tu aurais mieux de le vendre. Maintenant, on te l'a volé... quel malchance !"

 

Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"

 

Tout le monde se moque de lui. Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, avec toute une horde de chevaux sauvages. Il s'était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.

 

« Quelle chance !" disent les villageois.

 

 Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvages. Mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à l'entraînement.

 

"Quelle malchance !" disent ses amis. "Comment vas-tu faire, toi qui est déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support, ne peut plus t'aider !"

 

Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"

 

Quelques temps plus tard, l'armée du seigneur du pays arrive  dans le village, et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles.

 

Tous... sauf le fils du vieil homme, qui a sa jambe cassée.

 

"Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre, et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils. Les nôtres vont peut-être se faire tuer..."

 

Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"

 

Le futur nous est livré par fragments. Nous ne savons jamais ce qu'il nous réserve. Mais une expectation positive permanente nous ouvre les portes de la chance, de la créativité, et nous rend plus heureux.

 

Publié dans Archives 2011

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