Calme-toi, rien ne va arriver

Publié le par processuscroissance--blog.com

Dans la nuit de jeudi à vendredi les habitants de Tcheliabinsnsk (Oural) ont vécu la peur de leur vie.

Le ciel leur tombait sur la tête … Un aérolithe s’est désintégré à 30km d’altitude faisant exploser les vitres sur son passage.

Et dire que cela n’était pas prévisible, que personne n’a vu ce qui allait arriver.

Et dire que le monde était plus attiré à observer une comète qui va s’approcher peu à peu de notre terre et risque de la frôler, voir de la toucher, dans quelques dizaines d’années.

Il y a de quoi se faire encore de belles frayeurs à l’avenir !

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De l’espace à notre vie

Cet évènement qui a traversé le monde grâce aux vidéos mises sur internet est une bonne entrée en matière pour vous parler aujourd’hui de ce qui peut se passer dans notre vie.

En effet, nombreuses sont les personnes qui pourraient comparer le bang supersonique provoqué par la désintégration de l’aérolithe à ce qu’elles ressentent dans leur vie.

Je veux parler de la peur, de l’angoisse, de la phobie.

Une réelle souffrance vécue quotidiennement et qui est un frein important à l’épanouissement, au bonheur.

Ayant vécu pas mal d’épisodes de ce genre de ma vie, je peux dire qu’à chaque fois, c’était comme si quelque chose à l’intérieur de moi explosait et me laissait « abattue » pour des jours, voir des semaines.

Ces souffrances, lorsqu’elles ne sont pas prises au sérieux, lorsqu’elles sont minimisées, reniées, non reconnues conduisent les personnes à adopter des comportements de survie.

Peurs réelles ou constructions de la pensée ?

Regard global sur un phénomène social

Il faut bien le reconnaître, dans le monde occidental, la peur prend des proportions énormes et risque de devenir une épidémie dans peu de temps si elle est entretenue.

Pas facile de ne pas céder à la peur. Entre la grippe qui n’épargne pas les personnes vaccinées, les nouvelles maladies qui apparaissent, les aliments qui ne correspondent pas à ce qui est annoncé, les risques cancérigènes dans ce que nous mangeons, ce que nous buvons …

Et nous pouvons ajouter la crise financière qui n’en finit pas, le réchauffement climatique qui nous apporte des périodes glaciales, la violence qui appelle à une démocratie, la pollution qui agrandit la disparition de plusieurs espèces, les catastrophes naturelles qui sont de plus en plus meurtrières …

Ajoutons encore la perte de valeurs dans notre société, les points de repères qui s’évanouissent, la détresse juvénile et enfantine …

Notre besoin de sécurité est sérieusement menacé.

Pourtant, la peur n’est pas une nouveauté. Elle ne vient pas d’apparaître parce que nous vivons telle ou telle situation.

La peur est une émotion universelle et archaïque, profondément nichée au cœur de notre cerveau et de notre système nerveux.

Par contre, nous avons à faire face de plus en plus à un besoin de sécurité et de liberté.

Les manifestations diverses qui se déroulent aux 4 coins de la planète en témoignent.

Nous sommes pris dans une profusion de messages alarmants d’une part et sécuritaire d’autre part, ce qui nous fait ressentir de manière diffuse un sentiment de danger.

Résultat : Nous ressentons notre besoin de sécurité menacé et lorsque ce besoin est menacé, le besoin de liberté l’est également.

Regard global sur un phénomène personnel

A un niveau plus personnel qui peut me concerner, vous concerner ou concerner l’un de vos proches, nous retrouvons les mêmes ingrédients.

Ø Sécurité financière

Ø Sécurité de l’emploi

Ø Sécurité affective

Ø Sécurité familiale

Ø

Ces secteurs sont de plus en plus menacés. Et parce que nous nous sentons menacés, nous adoptons des comportements de survie :

Ø Peur de manquer = nous dépensons plus que ce que nous avons, nous nous endettons

Ø Peur de perdre son emploi = nous acceptons une forme de maltraitance en acceptant ce que nous n’aurions pas accepté il y a quelques années

Ø Peur de ne pas retrouver un emploi = nous passons de la motivation à la démotivation, de l’espérance au désespoir, de la recherche à l’abandon

Ø Peur de ne pas être aimé, de ne pas trouvé son « âme sœur » = nous nous enfermons dans une solitude qui devient une prison pour le cœur et les sentiments d’amour, nous cherchons des palliatifs pour assouvir le besoin de se sentir aimé

Ø Peur de ce qui pourrait arriver à nos proches, à nos enfants = nous focalisons sur un avenir qui ne peut être que catastrophique, nous protégeons plus que nécessaire, nous transférons nos propres peurs sur ceux que nous aimons le plus.

Ces comportements de survie peuvent se décliner en plusieurs symptômes : crises d’angoissesphobiesstressdépression

Notre vie, nos aspirations à être heureux, heureuses peut alors virer au vinaigre.   

Dans la plupart des cas, ces peurs ne sont pas un danger imminent, même si elles sont réelles.

Les pensées qui ne cessent de se construire en nous peuvent devenir un danger imminent si nous continuons de les nourrir.

Description des symptômes

L’anxiété est un état mental de trouble et d’agitation avec un sentiment d’insécurité indéfinissable, une peur sans objet. Quant à la phobie, c’est une peur irrationnelle spécifique, déclenchée par un objet ou une situation n’ayant pas en eux-mêmes de caractère dangereux. On estime que 12 % des Français ont souffert de troubles anxieux au cours de leur vie (source Ministère de la Santé).

Les troubles anxieux

Le trouble anxieux généralisé est un état d’anxiété permanente ou de soucis excessifs, durant au moins six mois. Cette anxiété n’est pas liée à un objet ou à une situation précise : c’est une inquiétude excessive de tous les moments de la vie quotidienne (vie professionnelle, familiale, affective, sociale). La personne éprouve des difficultés à contrôler cette inquiétude et une détresse importante. Cette anxiété généralisée a un fort retentissement sur la vie de la personne. Elle s’accompagne souvent d’un état dépressif.

L’attaque de panique est la survenue brutale d’une peur intense, d’un sentiment de mort, de catastrophe imminente, ou de perte de contrôle de soi. Cette peur intense apparaît dans des circonstances n’impliquant pas un risque vital pour la personne. Une attaque de panique dure environ trente minutes. L’évolution de l’attaque de panique dépend de la cause et du contexte.

Le trouble panique est la répétition d’attaques de panique de survenue spontanée, inattendue. Elle s’accompagne de la peur d’avoir peur.

Les phobies

Les phobies sont très fréquentes dans la vie psychique normale. Elles deviennent pathologiques par leur intensité et leur retentissement sur la vie de la personne. Les phobies s’accompagnent soit de conduites d’évitement de l’objet ou de la situation, soit de conduites qui rassurent (conduites « contraphobiques »). La personne a conscience du caractère absurde de sa peur.

Les phobies spécifiques sont très variées. Elles se définissent par la peur irraisonnée et intense d’animaux (souris, araignée), d’objets (couteaux, ciseaux, plumes, sang), des hauteurs (vide), des transports (avion, train, voiture), des lieux clos (claustrophobie), de l’eau, du noir, etc.

L’agoraphobie est une peur irraisonnée et intense des espaces découverts et de la foule, ou de toute situation dont on ne peut s’échapper facilement (être seul loin de son domicile, être sur un pont…).

Les phobies sociales renvoient à une peur irraisonnée et intense des situations où l’on est exposé au regard d’autrui. Par exemple : peur de rougir, peur de trembler, de parler, de paraître, de manger ou de vomir en public, peur des examens, etc.

La dysmorphophobie est une préoccupation concernant un défaut imaginaire de l’apparence physique. Si un défaut physique est visible, la préoccupation est manifestement démesurée. Les gens qui en souffrent peuvent passer un temps considérable à examiner leur « défaut ».

Le trouble obsessionnel compulsif (Toc)

Le trouble obsessionnel compulsif toucherait environ 2 % de la population adulte. Il s’accompagne souvent de peurs particulières qui envahissent la pensée en permanence et deviennent des craintes obsédantes. Ces craintes ont souvent un contenu agressif, pour soi ou pour autrui ; la personne lutte anxieusement pour les neutraliser. Par exemple, les compulsions sont des actes qui s’imposent à la personne de façon permanente, incontrôlable, obligatoire et répétitive. Ils ont un caractère magique et conjuratoire, absurde : compulsion à compter, suites de mots, rituels de vérification, de lavage, etc. Souvent l’entourage doit y participer pour garantir leur exécution et leur efficacité.

Source : http://www.hopital.fr/Hopitaux/Espace-Sante-mentale

 

Pas de panique … quelques pistes pour vous

Chaque symptôme mériterait un développement plus grand.

Etant donné que le but est de vous apporter un éclairage sur certains comportements que nous adoptons dans notre vie, je les rassemblerais sous le symptôme de la peur.

Cette peur, ou ces peurs peuvent devenir de nouveaux points d’appui.

Auparavant, il est important d’avoir conscience que vous vivez, face à la situation ou dans votre vie

ü une angoisse

ü une phobie

ü un stress

ü une peur

ü une dépression

En prendre conscience est fondamental. Ce qui vous empêche de vivre, ce qui vous emprisonne devient alors apparent. Ce n’est plus quelque chose que vous cherchez à fuir, à éloigner.

La menace perd alors un peu de son emprise.

En prendre conscience c’est ouvrir la porte à une invitation à réfléchir. Cette réflexion peut vous aider à :

ü appréhender autrement la réalité

ü prendre du recul face à ce que vous pensez, ressentez

ü regarder objectivement ce qui est

ü mieux percevoir les dangers réels et ceux que vous avez construits dans vos pensées

ü faire le lien avec d’autres incertitudes vécues dans votre vie

ü faire des choix pour vivre autrement

ü

Ce que vous pourriez retenir de cet article

La peur, même si elle se manifeste  par des crises d’angoisse, une phobie, un stress important est souvent une construction de nos pensées, de nos croyances.

Cette construction de pensées est un comportement de survie.

Ce qui est mit en danger c’est votre besoin de sécurité et votre besoin de liberté.

Il peut être très important de faire un bout de chemin avec un thérapeute ou un coach de vie pour apprendre à faire face à ce qui se cache derrière les manifestations de peur.

 Important également d’accepter un accompagnement pour accéder à votre liberté intérieure.

Vous pouvez apprendre à mettre vos doutes et vos peurs à distance. C’est sans doute le premier pas qui vous permettra de satisfaire votre besoin de sécurité et d’ouvrir un espace à votre besoin de liberté.


 

Personnellement,  je ne vais pas laisser la peur me rattraper en allant dans un pays dont on parle beaucoup ces derniers jours. Je m’en vais vivre quelques jours sous le soleil du Maroc et je vous retrouve la semaine prochaine.


 

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