Peindre le diable sur la muraille

Publié le par processuscroissance--blog.com

Quand nos démons intérieurs se taillent la meilleure part …

 

« Vous verrez, à force de toujours me demander si j’ai retrouvé du boulot, je vais me retrouver aux services sociaux »

« Avec ce qui vient de m’arriver je ne suis pas encore sortie de l’auberge »

« Moi j’vous l’dis, si on ne met pas d’interdiction de parquer dans la rue demain on sera obligé d’aller parquer à l’autre bout de la ville »

« Oui, j’suis d’accord avec toi et t’as raison, mais … tu sais quoi, j’serais pas étonné d’apprendre que dans un proche avenir toutes les personnes qui sont dans ma situation ne bénéficieront plus de la subvention qu’on nous donne pour le moment ».

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A quoi pensez-vous en lisant ces quelques phrases ?

·         des personnes qui râlent pour la forme ?

·         des personnes qui ne sont pas contentes de ce qu’elles vivent ?

·         des personnes qui expriment leur mécontentement, leur ras-le-bol ?

·        

Ce n’est pas faux.

Ce qui se passe c’est qu’elles peignent le diable sur la muraille. Une expression qui est utilisée dans ma région pour parler de cette faculté d’accentuer le négatif, voir d’amplifier une situation, certes difficile, en lui donnant un caractère tragique.

Il y a quelques mois, j’ai écrit un article sur les personnes qui ne sont jamais contentes.

J’y reviens aujourd’hui car c’est une recherche par mots-clés qui est très demandé sur Google. « Vivre avec quelqu’un qui est jamais content », « elle n’est jamais contente »,  « jamais content », « calimero », complexe de calimero ».

Que se passe-t-il dans les pensées de ces personnes qui ont l’art d’aller chercher le négatif et de le mettre en avant ?

Elles seules pourraient le dire si elles avaient envies de regarder pourquoi elles fonctionnent ainsi.

Il y a, comme en toute chose, des explications, des raisons.

Que recherchent ces personnes lorsqu’elles s’enfoncent dans le négatif ? Lorsqu’elles bâtissent des scénarios catastrophiques ?

Quels sont leurs besoins, les manquent qu’elles essaient de combler ?

Pour chacune il y a sans doute une défense. Est-ce parce qu’elles n’ont plus envie d’être déçues qu’elles agissent ainsi ?  Est-ce pour ne pas risquer de se sentir plus dans la joie ou la sérénité ; choses auxquelles elles pensent ne pas avoir droit qu’elles tournent les évènements au tragique ?

Je dialoguais hier avec une personne proche qui est très douée dans ce genre d’exercice. Je lui ai dit : « Tu ne sais pas ce qui peut arriver, je ne le sais pas non plus, mais est-ce une raison pour peindre le diable sur la muraille ? » Elle m’a répondu : « Le diable, il m’a poursuivi toute ma vie ».

Ce que je peux dire, c’est que c’est une personne qui n’a jamais su retenir et garder en elle les moments de bonheur. Elle s’est toujours focalisée sur ce qui n’allait pas, sur ce qui risquait d’arriver.

Ce que je peux dire c’est qu’il y a un lien indéniable avec son histoire, avec son enfance et des dizaines de pages douloureuses qu’elle n’a jamais tourné et sur lesquelles elle revient dès que l’occasion se présente.

Ses vieux démons reviennent alors à la surface. Tout ce qui n’a pas été traversé, accepté se reproduit dans son aujourd’hui. Ce qu’elle a subi enfant, adolescente, jeune adulte reste en elle une actualité brûlante.

Ce n’est pas parce qu’il y a un moment de bonheur que celui-ci peut être retenu, derrière il y a le diable qui n’attend qu’une chose, lui retirer ce moment.

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Si vous aussi avez tendance à peindre le diable sur la muraille

Si lorsque quelque chose vous « turlupine » et que vous vous mettez à mettre en place le pire des scénarios, que pouvez-vous faire pour mettre fin à la spirale qui vous entraîne ?

·         Devenez conscient/e des moments où vous vous enfoncez dans le négatif ou lorsque vous tentez de vous convaincre que le pire pourrait arriver.

-          Ce que vous pensez, ce que vous croyez pouvoir arriver, est-ce réaliste ?

-          Quelles sont les expériences vécues qui se rapportent à la situation présente ?

-          Ces expériences, sont-elles identiques aujourd’hui ?

-          Si ce que vous pensez ne pouvait pas arriver, qu’est-ce qui se passerait en vous ?

-          Qu’est-ce qui pourrait arriver côté positif ?

·         Peignez autre chose sur la muraille.

-          Visualisez le diable que vous étiez prêt/e à peindre.

-          Qu’est-ce que vous aimeriez peindre à la place ?

-          Quelles sont les couleurs que vous allez utiliser ?

-          Quel nom avez-vous envie de donner à votre peinture ?

·         A chaque fois où vous ressentez que vous retombez dans le négatif, à chaque moment où vous pensez au pire plus qu’au mieux possible, faites l’exercice proposé.

Il vous faudra sans doute du temps pour quitter votre manière de penser, de percevoir autrement les choses.

En parler avec quelqu’un de compétent peut vous aider à changer votre manière de penser, de voir la réalité dans ce qu’elle est et d’entrer dans l’acceptation que le pire peut toujours arriver … mais, ce n’est pas parce que vous l’avez prévu qu’il va arriver … le mieux peut également survenir.


 

Si vous avez envie de réagir ou de partager comment vous avez arrêté de peindre le diable sur la muraille, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

 

Je vous souhaite une bonne journée et je vous dis à bientôt.

Jamais content !

Le complexe de Calimero

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