Le besoin de se sentir important pour quelqu’un

Publié le par processuscroissance--blog.com

Personne ne m’aime … ou personne ne peut m’aimer autant que je le voudrais.

Ce ressenti prend sa racine dans la plus tendre enfance et peut perdurer longtemps dans la vie d’une personne. Même entourée par des personnes qui lui témoignent à leur manière de l’affection qu’elles ont, elle ne peut le percevoir tant son besoin de se sentir aimée est fort.

C’est un mal qui ronge de l’intérieur, qui peut conduire à des états dépressifs, voir suicidaires.

Qui n’a pas besoin de recevoir de la tendresse, des signes d’affection ? Qui ne ressent pas le besoin de se sentir aimé et de pouvoir aimer ? Qui ne recherche pas la relation avec des amis/es qui lui permettent de communiquer, de recevoir leur estime, qui croient à sa propre valeur ? Tout le monde.

coaching séduction

L’être humain n’est pas fait pour vivre seul. Il a besoin des autres, tout autant que les autres ont besoin de lui.

Cependant, nombre de personnes  ont cette sensation d'êtres seules, isolées du reste du monde. Elles "crèvent" de solitude, se sentent inutiles, transparentes, inexistantes. La solitude devient alors un poison qui ronge de l'intérieur. Le besoin de relation devient tellement important qu'elles ne parviennent même plus à se mettre d'elles-mêmes en relation. C'est un cercle vicieux, une descente en enfer.

Besoin de se sentir important pour quelqu’un et besoin de trouver le/la partenaire amoureux/se : distinction.

Il y a une distinction à faire entre le besoin de se sentir important pour quelqu’un ou chercher l’âme sœur … même si ces deux besoins sont pour ainsi dire identiques lorsqu’ils sont vécus au quotidien.

En effet, il est des personnes qui vivent une vie harmonieuse en couple, qui se sentent aimées par l’autre, qui parviennent à aimer en retour et qui continuent de ressentir ce besoin comme quelque chose de vital dans toute leur sensibilité. Elles recherchent quelqu’un pour qui elles sont importantes à ses yeux. Les preuves d’amour de leur conjoint/e, de leurs enfants, de leur proches ne suffit pas.

Il est des personnes qui se sentent aimées par leurs proches, leur famille, leurs amis/es mais elles ne peuvent s’appuyer sur cet amour. Ce qui leur manque, c’est la personne avec qui partager leur vie, la personne qui serait là lorsqu’elles rentrent le soir, lorsque le week-end commence. La personne avec qui elles se sentiraient exister, faire des activités, partager.

Ces deux formes de besoins ont-ils la même racine ? Je n’ai pas suffisamment de recul pour le dire. C’est principalement du besoin de se sentir important pour quelqu’un que je peux développer.

Le besoin chez l’enfant :

bébé qui pleureLe besoin de se sentir important au regard de la personne qui est la plus proche fait partie des plus essentiels dans la vie d’un enfant.

Si ce n’est pas la mère, en cas du décès de celle-ci ou d’un abandon. Si ce n’est pas le père parce qu’il n’y en a pas, ce sera la personne qui va prendre soin de lui, qui va s’occuper de lui.

 L’enfant s’épanouit dans le contact avec les personnes qui l’aime pour ce qu’il est.  

Lorsque ce besoin n’est pas pris en compte, il est vrai qu’il est possible de vivre, de grandir en captant l’attention d’autres personnes, en réussissant dans les études, en prenant des responsabilités qui ne sont pas adaptées à son âge, etc.

 

Les conséquences dans la vie adulte :

C’est tout le pôle de la maturité affective qui est touché.

Bien sûr, l’adulte peut aimer, montrer sa tendresse, être touché par l’autre. Il y a toujours une étincelle d’amour vrai, d’amour profond qui subsiste. Il peut aussi être vécu avec des périodes plus ou moins longues et denses en cohabitation avec des fonctionnements qui sont autant de signes du manque : La captation, le chantage affectif ; l’appropriation de l’autre ; la jalousie ; l’égocentrisme en sont quelques uns.

Vivre avec le manque :

nayadeCe n’est pas parce que l’on devient adulte que le manque va perdre de sa densité. Ce n’est pas parce que l’on est aimé par un/e conjoint/e que l’amour donné va remplir le manque.

Le besoin d’être important au regard de l’autre va rester tant que la souffrance n’est pas détectée, tant qu’un cheminement de guérison n’est pas entrepris.

La psychologie apporte une aide importante dans la guérison, ceci grâce à la relation thérapeutique. Vous avez sans doute entendu parler du transfert.

La personne qui ressent ce manque peut reporter son besoin lancinant sur le thérapeute. Il ou elle devient l’image de la personne de qui elle attendait de recevoir, elle attend de recevoir. Cette étape est importante pour apprendre à vivre avec le manque. D’autant plus importante que la personne va prendre conscience que le thérapeute n’est pas la personne dont elle attendait de recevoir, qu’elle est là pour l’aider à remonter à la source, à accepter de n’avoir pas reçu ce qu’elle était en droit de recevoir.

Le besoin restera présent, il perdra peu à peu de sa densité et les fonctionnements vécus au manque diminueront. Ils ne s’effaceront sans doute jamais complètement, mais il sera possible de vivre et de commencer à aimer sans attendre un retour.

couple

Crédits photos : freedigitalphotos.net

Si vous vous retrouvez dans ces lignes :

L’aide d’une personne compétente : psychologue, personne formée pour accompagner dans le transfert , pourrait être d’un secours important.

Ce qui manqué autrefois ne peut être reçu aujourd’hui. Ce qui a manqué autrefois reste une blessure qui peut être traversée pour aller vers un plus de vie.


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Je vous retrouve très bientôt.  

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oumni 21/09/2019 18:39

Voila. Je suis un jeune fill de 19 ans. Je vais vous donnez quelque renseignement sur mon avenir et ma vie pour que vous puissiez comprendre mon problème et si possible, m'aider.

Je suis quelqu'un d'hyper sensible, je pleure et rit vite, et je sais pas quyoi de faire puis que je vois me camarade vois a lecole et voyage tout et moi je rien dans ma vie je besion que ont donne de consiell pour que je peuss arange ma vie et travail plus vie parce que si cest comme ca que je vais vivre dans ma vie je prefere mourir mill faut que de reste au monde ont laisse a la maison ma mere elle st pas que je sortir et aussi elle mes comportie pas comme les autre et pour tend chez moi ont ne 6 et ya que moi que ont mes regard pas ont mes donne pas se que je veux et tout je suis fill gentie tout je respect touss que ont dit ont mes fait comme unr bonich et pour tend moi je suis une enfant comme les autre enfant vite ( Mais je suis pas violent, je prend sur moi... Tout, je contient tout ! ). Ensuite, je suis quelqu'un d'assez mature, je suis conscient du monde qui m'entoure et des problèmes qu'il peut y avoir... En somme, je pense savoir la source de mes problèmes et je sais que c'est pas la crise d'adolescence. Je suis quelqu'un de stressé et d'angoisser de nature, et ça me pourrit la vie.

Voila !! Ce qu'il y a, c'est différentes choses:
En premier lieu, je me sens très mal en ce moment. Psychologiquement je ne suis pas, et le stress à des grosses répercussions sur ma santé, et je craque.
A l'école, je me sens très mal. Je etai une élève très doué avec de très grandes capacités ( que malheureusement, je n'exploite pas assez car je suis trop paresseux ), mais voila: Je trouve que passer 25 ans de sa vie a étudié pour passé 35 ans a travailler pour finir vieux et ne plus être capable de rien inutile et je n'aime pas l'école.

La vie active me fait peur, j'aime pas la société qui m'entoure. Toute ces gens hypocrites... j'ai besoin d'affection, et je n'en ai pas forcément. Ma mère a fait une dépression plus jeune et mon père en est la cause. Il crie toujours pour tout et rien ( Des fois ce n'est pas méchante, il en a juste pris l'habitude ) et ca me bouffe la vie !! Mes parents ne me connaissent pas, il n'y a pas vraiment de vrai dialogue et j'en souffre également.

Evidemment, rien ne va en s'arrangeant... J'ai un secret aussi, c'est que je suis homosexuel, et je ne l'avoue a personne. Les amis a l'école s'en doute mais je ni, je sais que le regard des autres va énormément changer, connaissant ces personnes. Ma famille est contre l'homosexualité et je ne peux l'avouer a personne. J'ai beaucoup d'ami sur le net, des vrai, et je leur en parle et ca me fait du bien. Mais j'ai vraiment besoin d'une vraie épaules sur la quelle me reposer !!

Tout cela, comme si ce n'était pas suffisant, m'empeche de dormir !! Je ne dors pas la nuit ( hier j'ai dormi 1h30 !! ) et quand je rentre de l'école ( si j'y vais vu que depuis 2 mois j'arrete pas d'être malade a cause du sress qui détruit ma santé ) je m'endors complètement !!

Je ne sais vraiment pas quoi faire... Stressé par l'école qui m'interesse pas, trop de pression ( Amis, Homosexualité, Manque d'affection et de soutien, Parents trop effacé, Frere et soeur qui me soutiennent pas, Insomnie, Stress, Crise dangoisses et de larmes, Incompréhension et j'en passe ), j'ai l'impression de faire la totale !!

En plus, je suis en conflit avec mes cousine que je n'ai pas vu depuis 2 ans, et ils étaient les seuls avec qui je pouvais vraiment parlé et voila, je pourrais jamais rénoué avec eux parce que nos parents aussi ne se parlent plus et que c'est ainsi... Je ne sais vraiment plus quoi faire.

J'ai envie d'arreter l'école et de trouver un travaille, mais de nos jours pour les jeunes, c'est difficile... Et puis je veux aussi que mes parents voient que je suis au bord de la dépression quoi... Mais si je leurs en parle, ils me prendront pas au sérieux, et mon grand frere ( 28 ans ) se foutra de ma gueule encore une fois...

Je craque... Crise de larmes et dangoisse ( Provoquant douleur intestinal et au coeur ), manque de sommeil tout les jours... !!

Aidez moi s'il vous

Julie 24/01/2019 21:16

Simple précision pour le fait que je n'ai reçu aucun suivi post hôpital, absolument personne n'a compris ma dépression hormis le médecin et les psychologues qui me suivaient. Pour ma famille ça a plus été ma crise de l'adolescence, le fait d'avoir trop été " couvée " par ma mere plus jeune et pour mon conjoint ce n'était absolument pas comprehensible, il me disait que j'étais complètement folle, ça a été une période très difficile... Donc au jour d'aujourd'hui je n'ose plus dire a mon médecin a quel point ça ne va pas car je sais qu'il me prescrirait des médicaments ou plus, mais mon conjoint ne comprendrait absolument pas, et je ne peux pas non plus en parler du coup a mon conjoint ou ma famille... Et quand j'essaye il n'y a absolument aucune réponse en retour...

Julie 24/01/2019 21:09

Bonsoir,
Je suis tombée sur cet article en recherchant pourquoi je me sentais aussi inexistante... Je m'y reconnais beaucoup, j'ai déjà eu des épisodes de dépression, allant jusqu'à des mutilations et une tentative de suicide plus jeune... J'ai vu des psychologues quand j'étais a l'hôpital mais la vie ne m'a pas permis de continuer un suivi... Aujourd'hui je suis maman, en couple depuis bientôt 4 ans, de la famille autour, pas d'amis mais je me sens toujours aussi seule et inexistante aux yeux de tous... Une blessure de mon enfance a souvent été pointé du doigt, le suicide de mon père pendant la grossesse de ma mere... Bien-sûr son suicide n'avait aucun rapport avec la grossesse mais le problème est que je n'arrive pas à avancer... Je ne sais pas comment faire .. le problème est identifié, j'ai des gens qui m'aiment mais au fond ça ne me suffit toujours pas, j'ai toujours l'impression que je les ennuis , que si je mourrais demain je ne manquerai a personne... Et pourtant je sais que ce n'est qu'une impression mais c'est tellement fort... Je ne peux passer au dessus...
Si un jour quelqu'un voit mon commentaire et qu'il peut m'aider j'en serais ravie... Cela fait maintenant presque 7 ans que je passe par des hauts et des bas moralement, je ne me fais plus de mal depuis que j'ai ma fille mais ce n'est pas l'envie qui manque... J'aimerais tellement une porte de sortie, une solution " miracle"...

BERTHO 21/05/2019 11:45

bonjour
je viens de lire votre post, qui me fait penser à moi.
mise à part que je n'ai pas fait de tentative de suicide ni mutilation.
J'ai perdu mon père il y a de 24 ans aujourd'hui. Un père alcoolique et méchant avec maman. On m'a découvert une stérilité définitive en 2005 et une ménopause précoce. J' étais mariée et était prête à concevoir. Cette nouvelle de stérilité a littéralement détruit ma vie. Moi qui adore les enfants par dessus tout.
J'ai d'abord annoncé ça à ma mère et la seule chose qu'elle a trouvé à me dire c'est : et moi qui pensais être grand mère de ton côté. Et elle s'est mise à pleurer.
Ensuite, j'ai divorcé et là ma vie n'a été que galère à cause des enfants et d'un conjoint qui ne voyait que par ses enfants. Je ne trouvais pas ma place. Maman est décédée d'un AVC en 2014. Ca a duré une semaine avant qu'elle ne décède. elle était dans le coma. Ses funérailles étaient insurmontables pour moi. Je devais lire un texte pour maman. Mais je n'ai pas pu. Depuis son décès, mon frère a coupé les ponts avec moi. En 2015, je me suis séparée. J'ai mis du temps à m'en remettre car tout s'enchainait et je n'étais pas prête à partir. trop de choses perturbantes pour moi. J'ai encore mon oncle et ma tante, mais avec lesquels peu de relations. ils ne me contactent que lorsqu'ils ont besoin de quelques choses. J'ai subi de harcèlement moral au travail pendant 9 ans avec le responsable de service. Moi et d'autres agents n'étions pas dans les petits papiers. On ne mangeait pas dans sa main. J'ai été mise en protection dans un autre service. Ensuite j'ai trouvé un poste dans lequel j'ai été reclassé. J'ai changé de filière. et perdu de l'argent. Mais j'ai "gardé" ma santé. aujourd'hui j'ai refait ma vie. Je suis avec un homme charmant qui est enfant unique, et qui est très choyé par ses parents. Lui même à un enfant unique et qui est très choyé par ses grands parents et par son père. Nous l'avons en garde alternée. La maman est très méchante elle s'occupe bien de notre vie privée, elle a un compagnon pour lequel elle avait quitté le domicile conjugal d'ailleurs. soit disant qu'elle est heureuse avec son compagnon, mais je ne le pense pas sinon elle ne s'occuperait pas de notre vie. Mes beaux parents, ne s'intéresse pas à moi, seul leur fils et petit fils comptent pour eux. Alors moi qui n'est plus personne et moi qui ne peut avoir d'enfant, aux yeux de qui puis je compter? mon conjoint sûrement mais pourquoi alors j'ai ce vide, ce manque, cette impression que je suis transparente? Merci pour m'avoir lu. FB

s 27/05/2018 23:33

je trouve ces remarques tout à fai reel et vrai
je souffre et je me demande quand cette spirale du vide prendra fin je suis angoissee et seule
souvent je voudrais partir pour ne plus souffrir
je me sens pas aimee mon seule lien affectif est ma mere mais nous sommes toute les deux en souffrance

Sb 12/07/2019 12:59

Bonjour FB
Ce sont tes pensees négatives qui te font croire inintéressante.
Il faut changer ta façon de penser. Quand tu ressens cette forme de solitude force toi a penser le contraire. Au bout d'un certain temps ca deviendra automatique.

Madeleine Moreau 28/05/2018 09:00

Bonjour,
Votre message est un cri. Difficile de vous répondre. Il pourrait être important que vous parliez de votre souffrance intérieure, ne serait-ce qu'à votre médecin qui pourrait vous proposer une aide professionnelle psychologique. Courage.
Madeleine