Quand l’acceptation devient réelle, alors les choses changent.

Publié le par processuscroissance.over-blog.com

Faut-il accepter ce qui semble impossible ?

 

Il y a dans notre vie des évènements que nous préférerions éviter. Il y a dans nos réactions, des choses envers lesquelles nous éprouvons une réelle difficulté à accepter ce qui est.

 

C’est vrai, certaines personnes doivent faire face à des évènements très douloureux. Ceux-ci ne laissent pas indemnes, tracent des cicatrices profondes qui ne s’effaceront jamais.

 

Lorsque qu’une catastrophe vient bouleverser toute une vie, comment peut-on s’en remettre, continuer sa vie comme si rien ne s’était rien passé ?

 

Cela semble impossible. Il faut cependant continuer de vivre. Continuer avec cette blessure au cœur, avec cette réalité qui ne cesse de nous poursuivre.

 

Il faut accepter la mort d’un enfant, le meurtre d’un proche, le crash de l’avion, l’annonce d’une maladie grave, la rupture affective …

 

Il faut lâcher prise sur ce qui n’est plus, sur ce que nous avions et qui n’est plus. Lâcher prise pour continuer sa route, son chemin. Lâcher prise pour continuer de vivre.

 

C’est ce que nous disent les médecins, les thérapeutes, les conseillers, les amis :

 

Il faut accepter et lâcher prise.

 j0434859

  

La baguette magique

 

L’acceptation et le lâcher prise sont un cheminement de longue haleine pour les situations analogues à celles citées ci-dessus.

 

D’autres situations, plus quotidiennes, pour ne pas dire, à première vue banales, demandent d’entrer dans une acceptation et un lâcher prise.

 

Il ne s’agit pas de découvrir une baguette magique qui permettrait de changer le réel, de rendre différente la situation, ou, en tout cas, moins douloureuse.

 

Accepter c’est : 

  •  ne pas se résigner
  •  ne pas « baisser les bras »
  • reconnaître ce qui a été
  •  reconnaître ce qui est sans démissionner
  •   regarder le réel tel qu’il est
  •    

Dans notre vie, sans en avoir réellement conscience, nous avons à vivre ce chemin d’acceptation, que ce soit pour : 

  • accepter son positif, ses richesses, ses capacités. Surtout si nous avons de nous-même une image négative ou si nous avons des difficultés à reconnaître ce positif en nous,
  •  accepter que notre vie se construit sur un passé. Nous avons grandi avec telle mère, tel père. Notre milieu familial a été ce qu’il a été,
  • accepter les ruptures d’équilibres, le vieillissement, les changements auxquels nous devons faire face,
  • accepter les remises en questions qui surgissent à différentes étapes de notre vie,
  • accepter que le monde change, que les modes passent,
  • accepter que nos enfants ne soient pas à l’image que nous aurions souhaitée,
  • accepter les épreuves de la vie,
  •    

Ce n’est pas toujours facile. Face à une difficulté, l’être humain a, souvent, tendance à vivre une forme de résignation, à baisser les bras. Il se débat, minimise ou exagère, vit le déni, se met en colère contre lui et contre la terre entière. Cherche à expliquer les raisons et les pourquoi de sa situation, cherche une justification valable à ses yeux, dans le but de garder un équilibre.

 

Le changement devient possible s’il y a une acceptation totale du réel. C’est à partir de là que nous redevenons « maître » de notre vie. Le sentiment d’être victime de la situation, de ce qui arrive, de ce qui nous « tombe sur la tête », disparaît.

 

Petit guide de l’acceptation

 

  • Etre attentif/ve aux différentes émotions qui surgissent.

  Il est vrai que nous n’avons pas de difficulté à accueillir une « émotion positive » et à la laisser se manifester dans toute son ampleur. Celle-ci nous fait du bien, provoque une dilatation de bien-être dans notre sensibilité et notre corps. Nous pouvons même les rechercher pour nous sentir plus « vivants ».

En est-il de même pour une « émotion négative » ? Bien souvent, nous nous contractons, créant ainsi un blocage qui nous empêche de percevoir ce qui se passe en nous.

Or, laisser venir une émotion chargée d’agitation, de tristesse, de souffrance, de colère c’est se donner le droit de ressentir ce qui nous fait mal, ce qui nous blesse pour ensuite nous donner le droit de comprendre pourquoi nous sommes autant touché.

Cette compréhension permet de décharger l’intensité de l’émotion et va conduire à vivre autrement la situation.

  • Face à une critique, un échec, un trait de notre identité que nous n’aimons pas : ne pas nous juger, entrer dans la comparaison ou rejeter ce que nous n’aimons pas.

Accepter la critique, quelle soit fondée ou non permet de faire le clair sur ce qui est. Au lieu de nous défendre « toute griffe dehors », nous prenons du recul, de la distance. Si la critique est justifiée, nous pourrons changer. Si elle n’est pas justifiée, nous pourrons le dire sans chercher à accuser qui que ce soit.

Les échecs font partie de la vie. Nous ne pouvons pas tout réussir. Par contre, nous pouvons en tirer des enseignements et cultiver la confiance.

Il ne sert à rien de nous comparer à ceux qui réussissent, à ceux qui font mieux que nous, à ceux qui sont plus reconnus que nous malgré leurs erreurs.

Un proverbe dit : « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain » !  

  • Certaines situations ou évènements nous conduisent à entrer dans un réflexe de survie. Au lieu d’accueillir ce qui est, nous nions, nous nous débattons, nous cherchons à ne plus y penser ou à faire autre chose pour ne plus ressentir.

 Nous avons alors l’impression que nous avons accepté, dans le sens ou nous ne sommes plus « touché » par la vague déplaisante.

Ce n’est pas  cela accepter, c’est se vivre indifférent à ce qui est.

Quand nous acceptons réellement nous pouvons faire face à ce qui est et permettre à la colère, à la rage, à la jalousie de donner peu à peu place au dynamisme de vie pour retrouver la paix.

  •  L’une des choses les plus difficiles à accepter est le changement.

Nous voulons que les choses soient solides, stables, sécurisantes et qu’elles ne changent pas. Or, nous devons faire face à de multiples changements au cours de notre vie.

Notre corps change, la perception que nous avons de la vie à 20 ans ou à 40 ans est différent.

Nous pensions être en sécurité dans une petite ville et cette tranquillité disparaît.

Nous rêvions, faisions des projets et ceux-ci ne se réalisent pas.

Nous devons faire face à la maladie, au décès de personnes que nous aimons. …

Autant d’évènements qui sont causes de souffrance, de perte, que nous aimerions pouvoir contrôler, ce qui n’est pas possible. Accepter que nous n’ayons aucun pouvoir c’est cela le lâcher prise.

 

Accepter que nos idées, nos concepts ne soient pas le reflet exact de ce que nous désirons demande que nous entrions dans un processus d’adaptation à ce qui est.

C’est sans doute ce qui est le plus difficile à vivre dans une société qui demande à ce que nous réussissions, que nous allions toujours plus loin dans la maîtrise de la technologie et du progrès.

 

Peut-être était-ce plus facile il y a 50 ans … car en ce temps-là les gens savaient :

  •  prendre le temps qu’il fallait pour réaliser quelque chose
  •  profiter de ce que la nature leur donnait
  •  vivre au rythme des saisons
  • se contenter de ce qui était à leur portée
  •   

Peut-être qu’aujourd’hui, si nous parvenions à lâcher nos résistances, retrouverions-nous cette sagesse nous permettant de vivre le moment présent, d’accueillir le réel tel qu’il est et d’acquérir plus de solidité pour entrer dans l’acceptation de ce qui semble impossible à nos yeux.

 

Cet article vous interpelle ? N’hésitez pas à laisser un message.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article