Quand rien ne semble venir apaiser la souffrance

Publié le par processuscroissance--blog.com

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En ce temps de l’Avent tout est fait pour nous préparer aux festivités des fêtes de fin d’année.

Les décorations s’illuminent, les publicités pleuvent dans nos boîtes, les rencontres de famille s’organisent.

Je ne puis m’empêcher de penser aux personnes pour qui ce temps de préparation est un moment difficile. Sans doute parce que autour de moi elles sont nombreuses.

Oui, c’est vrai, beaucoup de choses sont faites pour que nous pensions également aux plus démunis, aux personnes qui souffrent. La preuve en est aux appels de dons que nous recevons jour après jour. Les associations savent tirer profit de notre sensibilité. Je ne suis pas contre, je trouve cela même très bien.

Qu’en est-il pour les personnes qui ne bénéficient pas de l’appui d’une association ? Qu’en est-il pour les personnes qui sont en souffrance et qui passent généralement inaperçues dans le décor ?

 

Lorsque la souffrance, qu’elle soit physique ou psychologique submerge la personne, celle-ci éprouve quelques difficultés à percevoir le moment où elle s’apaisera.

Pour la personne concernée, pour les proches, c’est une rude épreuve.

Alors on essaie de trouver une échappatoire en disant : « Tu verras, un jour ça passera … » « Regarde ce qui va bien au lieu de regarder ce qui ne va pas … » « Pense à des beaux moments, tu verras, tu te sentiras beaucoup mieux … »

Oui, oui, c’est bien beau, mais la souffrance elle est là. Le pire c’est que lorsqu’elle est nommée, lorsqu’elle essaie de se dire, personne ne la comprend, personne ne peut l’apprivoiser.

Pour voir la beauté des étoiles, il faut attendre la nuit.

C’est une magnifique image … pour autant que le ciel soit clair !

Mais lorsque celui-ci est gorgé de nuages, dites-moi, comment peut-on voir les étoiles ?

Je fais ce parallèle. Noël, c’est une fête de paix, de joie, de lumière …

                                Noël, c’est l’enfer, la tristesse, la peine, la nuit sans lumière …

 

Noël ou l’approche des fêtes de Noël, c’est pour beaucoup une période où la souffrance réapparaît dans sa plus grande nudité.

Et si …

Et si … ces mots que l’on prononce parce que l’on est tellement démuni pour dire autre chose étaient un peu comme des étoiles dans une nuit chargée de nuages ?

Et si … ces citations, ces textes que l’on reçoit et qui se veulent être des messages d’espérances devenaient comme des étoiles filantes qui viennent  parler du mystère de la souffrance ?

Et si … Noël c’était aussi un signe qui vient effleurer les cœurs douloureux de la tendresse de Dieu, de la tendresse de l’Univers ?

Et si … c’était l’occasion de se rapprocher, de se montrer non pas dans une toute-puissance mais dans une pauvreté des mots, des gestes pour entendre autrement cette souffrance qui ne peut se partager ?

Le temps de l’Avent c’est aussi une passerelle pour penser à toutes les personnes qui ne sont pas dans l’attente d’une fête d’Amour.

J’ai hésité avant de vous donner ma pensée aujourd’hui.

La réalité est parfois autre. La réalité peut être difficile pour certaines personnes qui nous entourent : maladie, solitude, deuil, chômage, exclusion, 

Au-delà des mots, des images, des clichés, nous pouvons construire des passerelles de tendresse, d’accueil, de bienveillance. Nous pouvons être ces étoiles qui se font visibles dans la nuit que traversent les personnes en souffrance.

Je vous propose de participer à votre manière à ce calendrier de l’Avent

Je vous propose d’apporter votre contribution à une question journalière. Toutes vos réponses seront réunies à Noël pour en faire un Ebook (livre électronique) que vous recevrez au début de l’année 2013 et cela, gratuitement.

La question du 4 décembre

Ø Comment faites-vous face à la souffrance, qu’elle soit celle d’un proche ou la vôtre ? Qu’est-ce qui vous aide à la traverser ?

Répondez après avoir cliqué sur « votre commentaire », juste ici dessous, après les boutons de réseaux.

Toute belle soirée à vous et à demain; je vous parlerai de la dimension de l'univers et de la dimension de l'être humain.

 

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Publié dans Divers

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Commenter cet article
M
<br /> Pour la souffrance des autres j'essaie d'être ampathique avec la personne et de ne jamais banalisé.Pour moi, tu m'as appris à l'apprivoisé et aujourdhui je peux la reconnaitre et<br /> l'accepter.<br />
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P
<br /> <br /> Bonjour Micky,<br /> <br /> <br /> Bienvenue sur le blog.<br /> <br /> <br /> Tu dis quelque chose d'important. Oui, face à la souffrance des autres, il est important de ne jamais banaliser.<br /> <br /> <br /> La souffrance est vécue dans toute sa densité par la personne concernée et elle doit y faire face avec ses propres ressources, ses propres forces et en se sentant accueillie par une personne qui<br /> ne va pas juger.<br /> <br /> <br /> Toute belle journée à toi.<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> Mon commentaire va paraître d'une grande banalité mais c'est mon vécu. J'ai pu aller mieux lorsque j'ai été entendue inconditionnellement dans ma souffrance et accompagnée dans une analyse qui<br /> m'a permis de prendre du recul et de me connaître mieux, entre responsabilité et blessure. Aujourd'hui j'écris beaucoup, c'est une autre forme d'exutoire très aidante aussi. Mais je l'affirme<br /> haut et clair, on a besoin de quelqu'un pour traverser nos nuits sans étoiles ! <br />
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P
<br /> <br /> Bonjour dolorosa,<br /> <br /> <br /> Non, ton commentaire n'est pas d'une grande banalité. C'est un commentaire très profond qui dit les choses teles qu'elles ont été pour toi.<br /> <br /> <br /> Entre entendue inconditionnelement dans sa souffrance permet de vivre ces petis miracles dont parle Lise.<br /> <br /> <br /> Et, accompagné de quelqu'un qui ne juge pas, qui entend, oui, cela permet de traverser le désert dans une nuit sans étoiles.<br /> <br /> <br /> Bon chemin à toi.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> L'accueillir, la nommer en sa vérité, lui donner le droit d'être, puis, lentement, progressivement, la laisser partir, s'apaiser... Parfois la pargager à quelqu'un qui écoute suffisamment - sans<br /> jugement - pour lui permettre d'exister en lien. Cela peut suffire à la libérer. Il arrive ainsi de petits miracles... Pour la souffrance de l'ami-e, du proche, être cette oreille sans jugement<br /> pour que l'autre puisse vivre la même démarche, selon son besoin propre.<br />
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P
<br /> <br /> Bonjour Lise,<br /> <br /> <br /> Ton commentaire me touche et me rejoins. Merci. J'aime l'image des petits miracles, c'est tellement vrai.<br /> <br /> <br /> <br />