Tu as plus de chance que moi ...

Publié le par processuscroissance--blog.com

C’est le moment de développer un peu plus le 3ème cas rencontré dans cette série concernant la chance.

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Lui il a eu de la chance, moi pas

C’est la configuration typique des personnes qui se comparent à un autre.

         Deux amis qui ont fait les mêmes études … l’un est patron d’une entreprise et l’autre est resté employé …

         Un frère, une sœur a réussi dans la vie … l’autre va d’échecs en échecs …

         Une personne proche a surmonté l’épreuve d’un cancer … l’autre apprend que c’est sans espoir de guérison …

         Ils sont deux pour décrocher un poste … forcément, l’un des deux restera sur le carreau …

         etc. …

Comparaison = poison

C’est une phrase clé prononcée à de nombreuses reprises par une formatrice.

Il faut l’avoir expérimenté à quelques reprises pour se rendre compte que cela est vrai dans la plupart des cas.

Se comparer à un autre, comparer ses résultats par rapports à ceux que l’on obtient en faisant la même chose, c’est sans le percevoir se rabaisser, donner moins de poids à la confiance que l’on se fait.

Se comparer revient, presque toujours, à se dire : Lui / elle a eu plus de chance que moi

Comme si nos réussites dans la vie étaient une loterie. D’un côté il y ceux qui réussissent, de l’autre ceux qui ne réussissent pas !

Un exemple vécu régulièrement :

Je suis une bonne cuisinière. Il est vrai que lorsque j’invite des amis, j’ai plaisir à élaborer des menus, disons, quelque peu complexes. J’aime ça et comme c’est difficile de le faire toujours pour deux, je laisse libre cours à ma créativité culinaire lorsqu’il y a du monde à la maison.

Mais voilà, parmi mes invités il y a des amies qui n’aiment pas passer beaucoup de temps dans leur cuisine, d’autres qui n’aiment pas du tout cuisiner, d’autres encore qui s’excusent de ne pas nous inviter parce qu’elles n’arrivent pas à faire aussi bien que moi.

Elles comparent leurs capacités culinaires aux miennes et c’est bien dommage !

Et, ce qui revient souvent c’est : « Moi je n’ai pas eu la chance d’apprendre à bien cuisiner … » ou : « T’as de la chance d’aimer cuisiner, moi pas … »

Je ne dirais pas que j’ai eu de la chance ou que j’ai de la chance. En fait, la chance n’a rien à voir là-dedans.

Par contre j’ai aidé très jeune ma mère dans la préparation des repas. Je l’ai vu se débrouiller avec trois fois rien pour confectionner un repas de fête. Mon arrière grand-mère m’a appris à faire la meilleure soupe au pain qui puisse exister sur terre. Elle m’a également appris comment donner plus de goût à de simples œufs brouillés grâce à une bonne chaleur répartie dans la poêle.

Les repas devenaient alors des moments de plaisirs gustatifs. C’est ce que j’essaie de redonner dans ma cuisine.

Il y a également le fait que j’aime voyager, découvrir de nouvelles saveurs. J’ai ainsi découvert la subtilité des condiments, les différentes manières d’apprêter des mets courants et j’ai souvent été émerveillée par la présentation des plats. C’est aussi ce que j’essaie de transférer dans ma cuisine.

Vous voyez, la chance n’a rien à voir là-dedans … les opportunités d’apprendre de ce que la vie m’a donné OUI.

La comparaison annule ce que vous réussissez autrement

En prenant cet exemple de comparaison entre ma manière de cuisiner et la manière de cuisiner de mes amies, (ce pourrait être la comparaison entre ma manière de vivre ma créativité et le comment elles vivent leur créativité, la comparaison entre les capacités bricoleuses de mon mari et la difficulté de planter un clou pour certains de ses amis, …) nous verrons mieux que la chance n’a rien à voir avec nos capacités.

Mes amies réussissent d’autres choses que je ne réussis pas.

F. réussit merveilleusement bien sa fondue aux tomates … j’y suis jamais arrivée à la faire aussi bien. Lorsque nous allons la manger chez elle, c’est un véritable régal.

J. réussit merveilleusement bien son gratin de pâtes … pourquoi est-ce que je ferais la même chose si j’ai l’occasion de me régaler lorsqu’elle m’invite ?

E. n’aime pas passer des heures devant sa cuisinière. Sa devise c’est « prendre le temps de se rencontrer, de partager », alors, c’est souvent une sorte de pic-nic mais quel plaisir de se retrouver chez eux et de vivre une soirée décontractée

M. éprouve du plaisir à nous cuisiner des petits plats comme dans son pays, le Cameroun … elle connaît mieux que moi les herbes qui donnent ce goût particulier aux plats, elle a appris avec les femmes de son village. Pour moi, c’est aussi un véritable plaisir de goûter à la subtilité des saveurs proposées.

Lorsqu’elles comparent ma cuisine à la leur, elles annulent tout simplement ce qu’elles réussissent parfaitement. 

En disant qu’elles n’ont pas eu la chance d’apprendre à cuisinier ou qu’elles n’ont pas la chance d’aimer cuisiner comme moi j’aime, elles gomment ce qu’elles font d’une autre manière et ne perçoivent pas le plaisir qu’elles apportent dans leur manière de faire.

Allons plus loin dans l’idée …

Suite aux exemples cités au début de cet article :

         Deux amis qui ont fait les mêmes études … l’un est patron d’une entreprise et l’autre est resté employé …

 

Il est toujours intéressant de se retrouver entre « anciens élèves ». Certains sont restés dans la même ligne, d’autres ont changé de voie.

Certains ont fait carrière, d’autres ont décrochés un emploi subalterne.

Certains sont devenus riches, d’autres essaient de joindre les deux bouts à la fin du mois.

 La réaction qui tue n’est pas loin : Tu as eu une sacré chance de faire ce que tu voulais ! … Quelle chance t’as eu de pouvoir ouvrir ton entreprise, moi j’ai pas eu cette chance, je suis toujours un simple cadre !

 Cette chance, elle repose sur quoi ?

 

Sur la comparaison … l’un a réussi, l’autre pense ne pas avoir réussi.

 

Décryptage :

·         Tu as eu une sacré chance de faire ce que tu voulais ! Autrement dit : je ne fais pas ce que je voudrais faire.

 

Si vous ne faites pas ce que vous aimeriez faire, il y a un problème.

Qu’est-ce qui vous empêche de faire ce que vous aimez ?

Quelles sont les opportunités que vous ne saisissez pas ?

De quoi avez-vous peur pour vous lancer dans ce qui vous passionne ?

 

·         Quelle chance t’as eu de pouvoir ouvrir ton entreprise … Autrement dit : pour moi, tu as réussi, moi je suis resté sous la barre.

Quelles sont vos aspirations profondes ?

Avez-vous les compétences, les capacités à être patron ?

Quelles sont vos points forts, vos points faibles ?

Si vous étiez à la tête d’une entreprise, seriez-vous plus heureux/se ?

 

         Un frère, une sœur a réussi dans la vie … l’autre va d’échecs en échecs …

 

C’est un drame courant dans certaines fratries. Pourtant l’éducation a été la même, l’opportunité de faire des études identique.

 

Ici également, c’est la comparaison qui l’emporte. Habillée en plus d’un zeste de jalousie.

 

Décryptage :

·         Il faut réussir dans la vie … Autrement dit : Si je ne réussis pas, c’est que je n’ai pas de chance, je n’ai pas la chance de …

 

Il est bien possible que vous soyez moins doué/e que … ou que vous n’ayez pas les mêmes capacités, les mêmes centres d’intérêts …

 

C’est quoi votre passion ? Vos centres d’intérêts ? Vous vivez cela comment ?

Pour vous, réussir ce serait quoi ?

Savez-vous saisir les opportunités que la vie vous offre ?

 

         Une personne proche a surmonté l’épreuve d’un cancer … l’autre apprend que c’est sans espoir de guérison …

 

C’est une réalité. Tout le monde ne vit pas la maladie de la même manière. Certains cancers peuvent être soignés, d’autres pas.

 

Ce n’est pas une question de chance d’avoir un cancer ou pas.

 

Ce n’est pas une question de chance d’avoir un cancer qui peut se guérir et une malchance d’avoir un cancer qui ne peut se guérir.

 

Décryptage :  

·         Tu as eu plus de chance que moi … Autrement dit : Je vis ma maladie comme une injustice

 

Et c’est vrai, d’un certain côté, c’est une injustice. Mais, vous ne pouvez rien changer.

Que faites-vous pour vivre cette épreuve le plus sereinement possible ?

Osez-vous parler des vos sentiments, montrer vos émotions ?

Comment préparez-vous les jours, les mois qui vous restent à vivre ?

Quels sont les projets que vous pourriez encore réaliser ?

 

         Ils sont deux pour décrocher un poste … forcément, l’un des deux restera sur le carreau …

 

Je dis : ils sont deux … mais c’est plus souvent des dizaines qui postulent pour le même poste. Le réel c’est qu’il n’y a qu’une place !

 

Alors oui, celui qui décrochera le poste aura à vos yeux plus de chance que vous. Il serait plus juste de dire qu’il a sans doute montré plus de compétences que vous, qu’il répondait mieux à la demande que vous.

 

Ce sujet est brûlant d’actualité. Il pourrait faire l’objet d’un blog à lui tout seul. Cependant, je vous invite, si vous êtes dans ce cas, à vous poser ces quelques questions :

 

Savez-vous défendre vos intérêts ? (comment vous vendez-vous ?)

Avez-vous toutes les compétences demandées ?

Comment vous êtes-vous présenté/e à l’entretien ?

A votre avis, qu’est-ce qui a joué en votre défaveur ?

Y a-t-il quelque chose d’essentiel que vous perdez en n’ayant pas le poste ?

Quelles sont les autres opportunités qui s’offrent à vous ?

Avez-vous pris au sérieux les possibilités de vivre une formation continue pour être en tête de classification ?

 

Je sais bien que ces questions risquent de vous déplaire. Vous avez sans doute déjà de nombreux/se amis/es qui vous disent la même chose. Elles vous permettront au moins de prendre un peu de recul.  

 

Conclusion : La vie ne nous comble pas de chance ou de malchance, elle nous offre des opportunités

 

La question de départ de cette série d’article fait suite à ma découverte que bien des personnes arrivaient sur mon blog en indiquant dans les moteurs de recherche cette question : Comment attirer la chance

 

Et de la chance, nous en voulons tous et toutes

 

Il n’y a qu’un moyen d’attirer la chance … pour autant qu’elle puisse exister … c’est de saisir les opportunités que la vie nous offre.

 

Ces opportunités, elles se présentent quotidiennement.

 

Pour les percevoir, il vous faut :

 

Ø  Etre passionné par quelque chose

Ø  Avoir au moins un centre d’intérêt

Ø  Etre curieux, curieuse de ce qui vous entoure

Ø  Savoir tirer des leçons de vos échecs

Ø  Accepter vos forces et vos faiblesses

Ø  Ne pas avoir peur de la nouveauté

Ø  Vivre avec le réel

Ø  Prendre les commandes de votre vie

La vie vous donnera alors ce que vous recherchez, ce dont vous avez besoin.

Elle mettra sur votre chemin des personnes qui sauront vous accompagner.

Elle vous guidera là où vous désirez aller.

Elle répondra à vos désirs les plus profonds.

La chance ou la malchance, c’est vous qui lui donnez forme … personne d’autre.


 

Lire ou relire les articles précédents :

Quand la malchance fait référence à la superstition

La question qui est sur toutes les lèvres : « Quelle est la part de la chance dans la vie ? » 

Avoir de la chance dans sa vie

Attendez-vous que la chance vous sourie ?

  




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A bientôt.

Commenter cet article

FWH 23/08/2012 09:47


Bonjour Madeleine,


Ah la chance, mon sujet de prédilection... alors bravo pour cet article pelin de bon sens ! Car effectivement la chance n'est pas un état d'avoir mais un état d'être.


De fait, on n'obtient pas la chance, on la devient ! En persistant à chercher sans arrêt un "objet" qui n'existe pas, l'échec est forcément au rendez-vous.


Mais via l'approche 'être', là oui, on peut automatiquement "attirer la chancer" (devenir chance), car rien dans la vie ne se vit autrement que par ce que l'on est.


Et bravo aussi d'avoir traité du "phénomène de comparaison", plus haut piège de la relativité dans lequel on tombe systématiquement pour notre plus grand préjudice...


La non-comparaison est l'essence même du Monde Absolu : c'est là que réside la véritable clé des chances, car dans via les processus d'Absolu s'ouvrent à chaque instant présent d'infinies
possibilités.


 


 


 


 

processuscroissance--blog.com 06/09/2012 16:15



Bonjour FWH,


Merci pour votre commentaire très pertinent.


De fait, on n'obtient pas la chance, on la devient !


Voilà une phrase qui reste à méditer car elle ouvre des perspectives très grandes.


A bientôt.



Dorian 14/08/2012 12:13


J'aime bien les exemples que tu nous donnes. C'est typiquement humain !


Un jour, un bon ami à moi me di (nt : Dorian, tout ce qu'il entreprend, il le réussit (nous étions plusieurs).


Il a dit ça alors qu'on jouait au basket et je venais de marquer un panier "impossible à marquer".


Et je lui ai dit que c'est parce que je tentais énormément et qu'au final, j'arrivais à avoir de bons résulats. Mais avant ces bon résultats, j'essuyais de nombreux échecs. La différence avec
d'autres, c'est qu'ils se seraient arrêté au premier échec ou au bout de quelques essais, ce qui effectivement ne me caractérise pas.


Alors, réussir est-il de la chance ? Réussir c'est avant tout vouloir réussir et ne pas s'arrêter avant d'avoir réussi. Rester sur un échec n'a jamais plu à personne. Et les nombreuses évolutions
de l'homme sont dues à la persévérance. Et non à la chance.


 


Merci pour tous ces articles Madeleine.


Dorian

processuscroissance--blog.com 14/08/2012 13:44



Bonjour Dorian,


Merci pour ton témoignage. Oui, il faut perséverer, surmonter l'échec, ne pas baisser les bras et continuer.


Tu aurais pu également atteindre le panier du premier coup. Tu aurais peut-être parler de chance. Tu te serais aperçu par la suite que ce n'est pas automatique ...


Dans l'évolution de l'homme, il y a bien sur la persévérance, il y a surtout la curiosité, la passion et parfois, l'imprévu, l'accident qui font que les choses évoluent, changent.


Bonne journée à toi.