Une seule décision peut changer votre vie

Publié le par processuscroissance--blog.com

Le premier pas est sans doute le plus déterminant

 

Penser à soi, faire des choses pour soi, une difficulté à surmonter pour beaucoup de personnes.

 

C’est ce que nous avons vu dans les articles (ici) et (ici).

Il m’est apparu nécessaire d’y revenir pour vous apporter un élément indispensable si vous désirez sortir de la spirale dans laquelle vous vivez.

confusion

Généralement, si vous faites partie des personnes qui n’arrivent pas à faire des choses pour elles, vous n’en souffrez pas. Vous n’avez pas conscience de ce décalage entre vous en tant que personne et votre manière de vivre.

Ce n’est que lorsque vous commencez à conscientiser que vous êtes dans l’impossibilité de décider une action qui pourrait vous toucher personnellement que vous vous rendez compte du handicap.

Deux exemples :

Une personne me disait : « Je n’entre jamais dans une librairie, comme ça je ne suis jamais attirée par un livre. Acheter un livre pour moi ce serait voler l’argent du ménage. »

Une autre me disait : « Je demande à mon mari si il y a quelque chose qui lui ferait plaisir et je fais tout pour répondre à son plaisir. Mais lui dire que je voudrais aller regarder un film ou un spectacle, je ne peux pas. Ce serait me mettre devant lui et l’obliger à me faire plaisir. »

Dans ces 2 cas (pris parmi tant d’autres), le fait de partager ce qu’elles vivaient intérieurement a ouvert la porte à la conscientisation.

Petit à petit, elles se sont rendu compte que c’était toujours les autres qui passaient avant elles. Elles ont conscientisé à quel point la difficulté d’exister par elles-mêmes était difficile.

Leur cheminement :

La première personne aimait lire. Elle avait une attirance pour tout ce qui touchait l’art et la musique. Elle s’arrêtait devant la vitrine, regardait la couverture et repartait en se disant qu’elle pourrait demander ce livre comme cadeau d’anniversaire ou à Noël … pour, finalement, demander tout autre chose.

C’est par des chemins extérieurs qu’au bout de quelques mois elle a osé entrer dans la librairie et s’offrir son premier livre « perso » comme elle disait.

Le livre n’était que la partie visible de l’iceberg. Dessous elle rencontrait la même difficulté pour s’offrir une rose, s’arrêter pour boire un café ou acheter une glace. Dessous, il y avait tous les gestes que peut faire une personne qui est à l’écoute de ses besoins et qui y répond.

Sa première décision a été de décider qu’elle s’achèterait une rose en milieu de semaine … ainsi, elle n’aurait pas l’excuse qu’elle achetait une rose pour égayer sa table le jour où elle invitait ses enfants à dîner … et qu’elle pourrait la regarder en se disant : « C’est une rose que je me suis offerte » … ceci, sans culpabiliser.

Elle a acheté sa rose … pour cela, durant plusieurs semaines, elle est rentrée sans sa rose … et à chaque fois elle s’en voulait de n’avoir pas réussi à franchir le pas.

La décision de dire à la vendeuse : « Je voudrais une rose … celle-là … »  a été une difficulté immense. La joie d’avoir réussi n’est venue qu’au moment où elle m’a partagé sa réussite.

Ensuite, fortifiée par ce premier pas, elle s’est donné d’autres défis. Du plus petit jusqu’à celui d’entrer dans la librairie et de s’offrir le livre qui lui plaisait sans regarder le prix.

Aujourd’hui, faire des choses pour elle est devenu possible et en prime, un plaisir.

Le deuxième cas est différent.

Il y a cependant, la partie émergée de l’iceberg et la partie cachée.

Elle vivait l’incapacité à dire à son mari ce qu’elle aimait, ce qu’elle aurait désiré. Par contre, elle sentait que ce serait possible de commencer avec une amie.

Il lui a fallu plusieurs mois avant de demander à son amie si elle serait d’accord de l’accompagner pour voir un film. Elle a choisi « Avatar » …

Ce fut encore plus difficile pour elle lorsque son mari lui a dit : « J’aurais aimé aller regarder ce film avec toi, je ne te l’ai pas proposé car je pensais que tu n’aimais pas ce genre de film ! »

Elle s’est rendue compte que ni l’un ni l’autre n’exprimait ses goûts personnels et que chacun cherchait à répondre au plaisir de l’autre.

 

Le premier pas est le plus difficile 

Si vous ne vivez pas ce genre de difficulté, il semble que le premier pas devrait être facile.

D’ailleurs, il suffit de regarder nos réactions : « Mais c’est quand même pas difficile de s’offrir une rose … » non, pas difficile pour soi, mais pour l’autre, oui. « Qu’est-ce que tu risques de proposer toi en premier ? Rien si ce n’est un refus … » ok, pour soi un refus ne présente pas la fin du monde, pour l’autre, oui.

Si vous vivez cette difficulté, ce premier pas que vous allez franchir est le pas qui est demandé à quelqu’un qui n’a jamais appris à marcher.

La décision que vous allez prendre pour arriver à faire quelque chose pour vous est la décision qui risque de bouleverser votre vie.

Ø  C’est le premier pas vers votre autonomie.

Ø  C’est la décision qui va vous rendre consciente d’un potentiel que vous pensiez ne pas avoir.

Ø  C’est la découverte de votre propre pouvoir à décider de ce que vous voulez.

Ø  C’est le risque de ressentir que vous êtes vivant,  vivante, que vous existez.

Ø  C’est le début de votre liberté.

C’est tout cela qui va s’ouvrir en vous.

Donc, il vous faut du temps, beaucoup de temps.

Commencez par ce qui vous semble possible

Acheter un livre ne semblait pas possible, s’offrir une rose semblait être quelque chose de possible.

C’est peut-être la même chose pour vous.

Si vous désirez sortir de la spirale dans laquelle vous êtes, ce n’est pas en forçant que vous allez forcément y arriver. Vous risquez simplement de vous heurter à un mur qui est plus solide que vous ne le pensez.

Il est donc nécessaire de trouver où se trouve la partie la plus mince qui vous permettrait de faire un pas à l’extérieur.

Cette première sortie va vous aider à démonter peu à peu le mur et à retrouver tout votre espace de liberté.

Demander de l’aide par un coaching de vie peut s’avérer très utile.

Prenez le cas du premier exemple que j’ai cité. C’est parce qu’elle avait demandé mon aide que nous nous sommes dirigées vers cette possibilité de commencer par l’achat d’une rose qu’aujourd’hui elle parvient à faire des choses pour elle.

Elle était accompagnée dans sa démarche … mais c’est seule qu’elle est allé s’acheter sa rose. L’accompagnement lui a permis d’aller au bout d’une décision. L’accompagnement a été « sa béquille » avant de pouvoir accéder vers une autonomie possible.

Le rôle du coaching ne sera jamais de faire les choses à votre place … mais de garder la porte ouverte et d’attendre que vous ayez le courage de franchir le seuil. Ensuite, de vous inciter à faire d’autres pas, jusqu’au moment où vous n’aurez plus besoin qu’on vous tienne la porte ouverte.

Le rôle du coaching est de vous aider à trouver des choses simples au début et de vous inviter à vivre des choses plus compliquées, puis, de vous laisser continuer votre chemin de vie.

La première décision que vous pourriez prendre pourrait bien être de demander d’être accompagné/e par un coaching de vie.

Pour en savoir plus sur ce qu’est le coaching de vie, vous pouvez relire :

Coaching de vie

La politique des petits pas

Vous trouverez d'autres articles dans la rubrique "Coaching"  

Je vous souhaite le meilleur dans votre vie. A bientôt.

Publié dans Coaching

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Dimitri 18/07/2012 16:52


Avec plaisir,


Je te souhaite une bonne continuation


Tu peux me retrouver sur [Des Techniques Bonheur]


Je ne manquerais pas à venir te rejoindre ici à chaque fois.


D'ailleur une question t'attend ;)


Dimitri

Dimitri 18/07/2012 16:36


Bonjour héléna,


En effet, je confirme un seul pas suffit, 


Il faut que ce pas soit toujours dans la bonne direction,


et un jour on ne comprend même pas pourquoi,


on a atteind nos objectifs et cela très rapidement


et sans pour autant avoir eu l'impression d'avoir déplacé des montagne..


Et pourtant c'est ce que l'on a fait !!


 


Bravo pour ton article, je partage le même avis que toi. 


 


Dimitri

processuscroissance--blog.com 18/07/2012 16:47



Bonjour Dimitri,


Un pas à la fois, un pas après l'autre. Parfois à la taille d'une fourmi, rarement avec des bottes de 7 lieux ...


Toute chose ne commence-t-elle pas par un premier pas ? Par une première action ? Par une première décision ?


Si l'on regarde toutes les 1ère fois de notre vie, nous mesurons alors le chemin parcouru.


Merci pour ton commentaire sympa.


Madeleine