Lorsque nos besoins n'ont pas été reconus, nous entrons en sur-vie

Publié le par processuscroissance--blog.com

Parlons aujourd’hui des besoins qui sont à la base de la pyramide de Maslow pour vivre « normalement », c’est-à-dire pour s’épanouir, se réaliser, se construire.

Ce sont ceux qui permettent à l’être humain de vivre et non pas de survivre :

·         Un logement décent

·         Une alimentation saine

·         Du repos et un sommeil réparateur

·         Une activité musculaire et neurologique

·         Le contact corporel

·        

Ce sont, au premier regard, des besoins « matériels » et des besoins physiologiques. Ils pourraient apparaître comme non essentiels dans notre croissance.

Certaines personnes souffrent parce que l’un ou plusieurs de ces besoins ne sont pas, à leurs yeux, ou réellement satisfait.

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Au départ de la vie :

L’enfant a besoin de se sentir en sécurité, dans un lieu où il se sent bien, où il a ses repères.

Il a besoin d’une alimentation saine, sans carences, adaptée à son âge, à sa croissance.

Il a besoin de moments de repos, d’un endroit où il peut s’endormir en confiance. Besoin d’avoir ses heures de sommeil.

Il a besoin d’être stimulé dans ses mouvements, d’avoir des espaces pour jouer, apprendre, découvrir.

Il a besoin du contact corporel,  (tendresse, câlins, bisous, …) qu’on le prenne dans les bras, qu’on prenne soin de son corps, qu’on l’aide à découvrir les éléments d’une hygiène de vie.  

Lorsque ces besoins ne sont pas satisfaits :

L’enfant va quand même grandir, s’épanouir.

Il va trouver des ressources extérieures et intérieures pour pouvoir vivre. Il lui suffira que quelques uns de ses besoins soient satisfaits par des personnes extérieures ou par un environnement différent qui apportent une réponse pour donner cette sensation qu’il grandit comme les autres enfants.

Un enfant qui ne reçoit aucun contact corporel est un enfant qui se laisse mourir. Je ne sais plus qui a dit ça, mais je le crois volontiers. Ce contact, pour certains, a été un animal, pour d’autres, une grand-maman, un grand-papa, un médecin …

Lorsque les autres besoins ne sont pas satisfaits, à savoir un coin à lui où il se sent en sécurité (logement), une alimentation saine, la possibilité de se reposer loin du bruit ou des disputes parentales, un espace où il peut bouger, s’adonner à la créativité, à la découverte, à l’apprentissage …. L’enfant tentera de trouver une compensation comme le rêve, la lecture, et dans les cas les plus aigus, une forme d’autisme. 

Au regard de l’environnement humain il donnera l’impression d’être un enfant comme les autres mais au profond de lui, les carences vont avoir des conséquences qui seront ressentie durement dans sa vie adulte.

Les conséquences :

·         Le besoin de se créer un monde à lui, où il peut trouver ses points de repères, où il peut se sentir exister.

·         Le besoin d’attirer l’attention sur lui pour recevoir des gestes de tendresse. L’inverse est également possible, à savoir la fuite de tout geste corporel, de toute attention car le manque est trop difficile à vivre. Les deux attitudes peuvent également se conjuguer par des moments d’appropriation et des moments de rejets pour les personnes qui comptent pour lui.

·         Un dysfonctionnement face à la nourriture, pouvant aller jusqu’à des périodes de boulimie, des prises de poids et des régimes draconiens.

·         L’impossibilité de partager des moments de détentes avec des amis, de jouer, de faire un sport d’équipe.

·         La nécessité de se construire un environnement bien à lui qui peut conduire à un fonctionnement maniaque. Rien ne doit changer de place et rien ne doit être jeté en est un exemple.

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Côté psychologique :

Parce que l’enfant a cherché à vivre le mieux possible, il a mit en place certains fonctionnements qui lui ont permis de vivre dans un environnement matériel et humain qui ne l’aidait pas dans sa croissance.

Adulte, il cherche à compenser le manque vécu.

Lorsque son équilibre est mis à mal ; un changement, une épreuve, une difficulté … il va chercher à rétablir l’équilibre en revenant à ce qui lui a, dans son passé, permis de survivre. D’un certain côté, il préfère, inconsciemment le plus souvent, entrer dans une non-existence que de faire face à sa souffrance.

Si vous vous retrouvez dans une de ces descriptions, comment pouvez-vous vivre avec le manque ? Quelques pistes :

·         Prenez conscience de ce qui vous a manqué et posez le regard sur le comment vous avez réussi à vous déployer dans votre vie adulte au-delà du manque.

·         Essayez de retrouver ce qui vous a aidé à tenir le coup, quelles étaient vos forces, vos stratégies.

·         Posez-vous sur le réel d’aujourd’hui :

·         Prenez le temps de regarder votre lieu de vie … est-ce qu’il vous manque quelque chose de vital ?

·         Arrêtez-vous sur vos habitudes alimentaires … devez-vous vous contenter des aliments « bon marché » qui reviennent plusieurs fois par semaine sur votre table ?

·         Vous est-il possible de partir en vacance, de profiter de quelques jours pour vous reposer, vous donner à une passion, prendre soin de votre santé physique ?

·         Etes-vous entouré/e de personnes qui vous aiment, qui vous témoignent de l’affection ? Y a-t-il dans votre environnement des personnes qui comptent pour vous et où vous comptez pour elles ?

·         Aujourd’hui avez-vous encore besoin du recours à vos anciennes attitudes, celles que vous aviez enfant ?

·         Comment pouvez-vous prendre soin de vous autrement ?

Si vous vivez avec quelqu’un qui ressent un de ces besoins et réclame que vous répondiez à ses attentes, que pouvez-vous faire pour lui, pour elle ?

·         Sachez que vous ne pouvez pas remplacer ou vous substituer au milieu qui a engendré le manque.

·         Reconnaissez la souffrance de l’autre en l’aidant à l’accepter.

·         Donnez-lui le temps nécessaire pour prendre conscience que lui seul/e peut faire quelque chose face au manque.

Que ce soit pour vous ou pour l’un de vos proches, l’aide d’une personne compétente : psychologue, coach de vie par exemple peut être un secours important.

Ce qui manqué autrefois ne peut être reçu aujourd’hui. Ce qui a manqué autrefois reste une blessure qui peut être traversée pour aller vers un plus de vie.


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Je vous retrouve très bientôt.   

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