Votre part de responsabilité dans ce qui vous arrive

Publié le par Madeleine Moreau

Causes et effets

Voici la suite de mon dernier article.

Aujourd’hui, nous allons voir ensemble comment nous pouvons agir lorsque le mécontentement semble prendre tout l’espace dans nos réactions.

Comment nous pouvons rectifier la montée du sentiment que les obstacles se mettent systématiquement sur notre route.

Une manière constructive de nous approcher du réel et prendre notre part de responsabilité, tout en ayant conscience de ce qui est possible de changer, de ce qui est en-dehors de notre pouvoir.

Vous découvrirez que c’est surtout dans notre manière de réagir que se situe l’échelle de l’énervement, de l’accusation envers ce qui ne nous va pas.

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Retour sur les exemples évoqués lundi : 

Il y a de bonnes raisons, il y a surtout les mauvaises raisons

Lorsque vous laissez éclater votre ras-le-bol, votre sentiment d’injustice, il y a parfois de bonnes raisons à cela.

C’est vrai quoi …

Vous êtes pour ainsi dire en retard pour votre réunion. Une fois de plus, il n’y a pas de place de parking. Vous tournez en rond, vous faites 36X le tour du quartier, pas une seule place. Cette fois, vous êtes vraiment en retard, et pas qu’un peu, plus de 15mn !

Quel est le réel ?

Vous êtes en retard … ok, mais pourquoi êtes-vous en retard ?

Si vous séparez cette réalité des autres, il se pourrait bien que vous preniez conscience que vous avez sous-estimé le temps du déplacement en fonction de la circulation, du lieu. Il est possible également que vous ayez voulu terminé une tâche, ou répondre au téléphone alors que vous fermiez la porte, que vous avez pris plus de temps pour vous maquiller, etc.

Deuxième élément, le manque de place de parking dans le quartier où vous vous rendez.

C’est souvent le cas, 9X sur 10, surtout si vous devez vous rendre dans une grande ville, (même si cela commence à se répandre dans les petites villes ou certains villages).

Sans compter qu’il y a le moment de la journée. Plus difficile de trouver une place aux heures d’ouverture des commerces ou des bureaux.

Et cela, généralement, vous le savez d’avance, vous en avez l’habitude, c’est d’ailleurs un de vos sujets fétiches pour « râler » sur cette difficulté de parquer en ville.

Vous n’avez pas su anticiper le risque de ne pas trouver de place de parc.

Si vous étiez parti 15’ avant, si vous vous étiez parqué quelques rues plus loin, vous seriez à l’heure !

Vous vous garez à la « sauvage », 2 roues sur le trottoir, 2 roues sur la route et advienne que pourra …

Lorsque vous ressortez de votre réunion, qui s’est bien sûr mal passée et qui vous a fait perdre votre temps, vous découvrez un beau cadeau sous vos essuie-glaces, bien protégés en cas de pluie !

Vous l’arrachez et vous adressez un merci rageur à ces flics qui n’ont rien d’autres à faire que de vous coller un pv … ils feraient mieux de s’occuper des délinquants … vous avez raison !

Le simple fait de vous sentir « énervé/e » parce que vous êtes en retard, parce que vous ne trouvez pas de place pour vous parquer, a une influence sensible dans votre manière de réagir face à ce nouveau coup du sort.

Alors, vous prenez la seule possibilité qui vous reste, vous garer n’importe comment … tout ce qui compte, c’est de ne pas perdre encore 15’.

Vous le savez bien, vous risquez de trouver un billet doux sur votre voiture à votre retour … mais vous éloignez, le plus loin possible, cette pensée … les flics ont autre chose à faire … et puis, la chance est possible, surtout pour vous.

Ce billet doux, vous l’avez bien cherché, vous l’avez même attiré à vous.

Combien de fois râlez-vous contre ces automobilistes qui parquent n’importe où, n’importe comment et qui vous empêchent de marcher tranquillement sur le trottoir ou d’accéder à votre boîte aux lettres ? Cette fois-ci, ce que vous demandez pour les autres, vous l’avez.

C’est une manière un peu facile de voir les choses ainsi, mais si vous le prenez avec le sourire, avec la conscience que vous avez outrepassé le règlement, vous verrez, la bouffée de colère sera de très courte durée.

Et puis, vous ne parquerez plus de cette manière la prochaine fois.

Vous reprenez la route, pas content du tout de la manière dont se déroule votre journée.

Tout va de travers, rien ne va comme il faudrait.

Mais ce n’est pas fini.

Vous prenez votre courrier. Votre taxation définitive des impôts est là, devant vos yeux. Mais bon sang, où allez-vous trouver le fric pour payer ? Pas croyable, les petits paient toujours plus alors que les riches s’enrichissent toujours plus … c’est pas votre faute si vous sentez la moutarde vous monter au nez !

ça pourrait être n’importe quoi d’autre : un message sur votre répondeur qui vous met de « mauvais poil », le chat qui s’est oublié sur la moquette, le chauffage qui est tombé en panne,  le voisin qui s’est pris les pieds dans votre paillasson et qui menace de le jeter à la poubelle …

Un rien peut vous « enfoncer » dans une négativité résistante à toute forme d’humour.

Et tout cela, parce que vous étiez en retard à votre réunion, parce que vous avez reçu une prune, parce que, aujourd’hui, rien ne va comme il faudrait.

Tout devient une opportunité pour vous énerver un peu plus, pour accuser tout et n’importe qui être la cause de votre mauvaise humeur.

Pour vous calmer, vous vous servez un petit apéro et vous allumez la lélé. La journée a vraiment été pourrie et vous n’avez qu’un désir, l’oublier.

C’est l’heure des infos. D’habitude, vous aimez bien suivre les infos, c’est votre moyen d’être au courant de ce qui se passe dans le monde. Sauf que ce soir, les nouvelles vous font une fois de plus bondir !

Non, mais c’est vrai, quoi … il y a de quoi s’énerver, crier haut et fort que plus rien ne va, que ce qui se passe dans le monde, ben … c’est la faute aux gouvernements, c’est la faute aux économistes, à celle de ceux qui s’occupent de la sécurité, de l’environnement !

Si vous étiez à leur place, ça ne se passerait pas comme ça, vous en êtes sûr.

La spirale ne fait que s’élargir, s’étirer devant vous.

Vous n’arrivez plus à prendre du recul.

Il vous semble que quoi que vous fassiez, quelque soit la manière dont vous abordez les choses, celles-ci se plaisent à vous tourmenter, à sortir leurs épines.

Il y a bien sûr, tous les « faux pas » que vous avez posé aujourd’hui, et il y a ce qui en-dehors de votre responsabilité, de votre pouvoir.

Ce qui se passe dans le monde est en-dehors de votre responsabilité, vous ne pouvez rien changer … mais voilà que vous réagissez comme si le président des Etats-Unis (pour en prendre un) est dans votre salon !

Il ne vous viendrait même pas à l’idée que vous auriez pu éteindre la télé et détourner votre attention sur quelque chose qui puisse vous faire du bien.

Vous passez une très mauvaise nuit.

Le lendemain, vous n’êtes pas encore levé que vous commencez à râler sur ce café qui est trop amer, le pain qui n’est plus frais, l’eau de la douche qui a une odeur de pharmacie …

Vous vous énervez parce que, une fois de plus, comme tous les autres matins, ça n’avance pas, il y a des bouchons, des gens qui ne savent pas rouler … c’est la faute à la surpopulation, à ces gens qui viennent d’à côté et qui sont seuls dans leur voiture … comme vous d’ailleurs !

Une fois à votre travail, vous n’aspirez qu’à une chose, qu’on vous fiche la paix … oui, mais le chef se pointe derrière vous et vous demande d’activer votre cadence … c’est sa faute si vous n’êtes pas content de votre travail !

Si cela vous arrive, cela veut simplement dire que vous n’avez pas digéré les évènements de la veille, voir de l’avant-veille.

Il y a des pilules qui sont dures à avaler et qui restent au travers de la gorge, comme on dit.

1+1 = 2 … 10+10 = 20

 

Une petite chose qui va de travers, ce n’est pas trop grave, mais lorsque tout va de travers, alors les proportions des effets que cela peut avoir sur vous sont plus importantes. 

Conclusion – 3 clés pour vous ouvrir les portes de la sérénité

Regarder quelle est la part de responsabilité que nous portons dans ce qui nous arrive est la clé : No 1

Elle ouvre la porte de la prise de distance. Nous découvrons, bien souvent, que nous sommes artisans de ce qui nous arrive.

Accepter notre part de responsabilité est la clé : No 2

Elle ouvre la porte à l’enseignement que nous pouvons retirer de nos erreurs, de nos réactions.

Prendre les choses, autant que possible, avec plus d’humour est la clé : No 3

Elle ouvre la porte de la légèreté, de l’accueil du réel tel qu’il est. Elle va également vous permettre de modifier votre état intérieur et vous permettre de vous sentir de meilleure humeur.


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Vos commentaires sont précieux, n’hésitez pas à réagir si cet article vous a interpellé. 

Je vous souhaite une très bonne journée,  à bientôt.


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Mira 20/01/2014 21:18


souvent je me demande pourquoi il est si difficile de voir un problème ou une faute dans nos actions, nos plans, nos agirs, au lieu d'investir une énergie folle de chercher la raison autour de
nous...de  nous ennerver en plus et d'agraver la situation, nous empoisonner notre propre vie, notre propre journée...et celle des autres autour de nous par notre mauvais humeur...


d'ou vient cet agissement, déjà présent dans les enfants?

Madeleine Moreau 21/01/2014 09:22



Bonjour Mira,


Merci pour ce commentaire très pertinant. Je reviendrais ultérieurement pour répondre à ta question. Toute bonne journée à toi.


Madeleine